Pacifier vos relations : 6 qualités à temporiser au travail

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Pacifier vos relations : certaines « qualités » poussées à l’extrême, peuvent transformer votre quotidien (et celui des autres) en cauchemar – 6 qualités à temporiser au travail

Perfectionnisme, sur-contrôle, la pensée arborescence, le catastrophisme, l’héroïsme, l’auto-responsabilisation XXL. Dépiégez – vous, identifier vos besoins et satisfaisez – les : retrouvez fluidité, spontanéité de votre vraie nature. Pacifiez vos relations.

Ça y est vous êtes en poste ou en activité et vous avez réussi votre entrée, votre prise de fonction (lire aussi : les 10 meilleures façons de préparer votre arrivée et vous positionner aussitôt). Alors maintenant comment maintenir le niveau ? Comment être en mode marathon, pas sprint et se planter. Comment accueillir ses ressentis et pacifier vos relations. Et oui, vous l’aurez compris ça ne s’arrête jamais !

Alors une fois en place, oui les habitudes guettent et la nature aussi. Quand j’ai abordé le fait d’identifier vos fragilités, c’est aussi vos qualités qui parfois poussées à fond deviennent des tyrans pour vous et dans votre relation aux autres. Vous ne vous êtes pas aperçu(e) que votre bourreau c’est vous ? Et que parfois cela déborde dans vos relations ? Pacifiez vos relations avec vous – même et ensuite avec les autres.

Comment pacifier vos relations ? Alors commençons :
Le perfectionnisme, celui là en général on le connaît bien. Pendant longtemps, je le trouvais bien et je le mettais même en avant lors des recrutements. Aujourd’hui, j’ai pris de recul, le perfectionnisme m’a parfois enfermé dans des fonctionnements et des schémas que je fuis aujourd’hui. J’ai CHOISI de ne plus être perfectionniste, j’ai lâcher-prise. Alors arrêtez de refaire quinze fois vos mails, vos écrits, vous n’en serez que plus efficace et moi fatigué(e)

 

Le sur-contrôle, cela aussi je le connais bien et vous ? Et il est terrible car il se pose partout : dans nos relations, nos échanges, dans notre corporel et dans nos écrits (inconsciemment, les personnes ont le sentiment d’être contrôlées). C’est fatigant et on n’inspire la confiance. Avons-nous nous même confiance en nous dans ce cas ? Et on ne délègue pas, on n’autonomise pas, on ne responsabilise pas, on n’implique pas et on ne reconnaît pas les compétences de l’autre. Les neurones tournent déjà en boucles, pas besoin d’en rajouter !

 

La pensée en arborescence, le cerveau en ébullition constante comme des dizaines dossiers ouverts et s’ouvrant et n’allant pas jusqu’au bout. Cela donne le sentiment que le mental est éclaté entre moult dossiers, sujets ouverts sur votre bureau. Pour l’apaiser, il faut être attentif au dossier de trop qui va tout bloquer, qui va donner le sentiment de ne plus pouvoir réfléchir. Écoutez-le car il signale quand il faut « clôturer cognitivement » les dossiers. Fermez les dossiers un par un en disant : « ça, c’est fait ». Je vous conseille de dresser des listes des choses à réaliser pour vous libérer l’esprit et votre mémoire. Et rayez-les au fur et à mesure. Ça fait du bien ! Arrêter d’élaborer, les hypothèses car vous allez vous saturez car vous bâtissez une encombre mentale. Restez ancré(e) dans le présent, défoulez-vous si besoin.

 

Le catastrophisme. Pourquoi ? Car vous risquez de vous épuiser, de renvoyer à vos collaborateurs(trices) votre pessimisme et de les considérer comme des « nul(les) ». Vous allez décourager, vous décourager et créer du stress. Même si dans certaines situations, les résultats sont parfois moins bons et ne vont pas, restez lucide mais continuez à motiver, à positiver, à regarder plus loin. Pour favoriser l’émergence de solutions. Changez vos lunettes ! Allégez la charge mentale de votre équipe. Si vous êtes haut potentiel, hypersensible, vous sachez encore plus ce dont je parle. Écrivez, évaluez la probabilité que le pire arrive. A cultiver le catastrophisme comme cela, vous risquez de développer des troubles obsessionnels compulsifs : reconnectez-vous à votre cortex, la partie qui prend du recul et raisonne.

 

L’héroïsme. A l’impossible nul n’est tenu. Comme on disait à une époque : ça vous parle dans le poste ? Vous savez rendre service, être gentil(le), jouer les sauveurs. Pourquoi pas de temps en temps. Mais se porter volontaire de manière systématique pour régler les problèmes qui touchent à ses compétences, « éteindre le feu », en résulte une désorganisation de son propre travail et emploi du temps. Voir un bazar dans votre tête. Alors examinez ce que vous gagnez et ce que vous perdez à accomplir des actes héroïques. A quoi avez-vous renoncé sur les plans pro et perso? Cela vous refroidira ! Et vous apprendrez à dire non.

 

L’auto-responsabilisation XXL, cela veut dire que vous dites OUF quand une mission réussit plutôt que CHOUETTE. Vous êtes plus soulagé(é) que content(e) quand une mission se termine. Pourquoi ? Parce que vous avez souffert, vous vous êtes fait des nœuds dans le cerveau ! Vous savez : Est-ce que … Est-ce que j’ai … Vous vous sentez concerné(e) par tant de choses, trop de choses. Le sentiment de culpabilité est tellement présent, que vous ne vivez plus et que vous prenez les échecs sur un plan trop personnel. Pour sortir du sur-engagement, acceptez de déléguer, de faire confiance en triant dans vos responsabilités ce qui relève de soi et ce qui relève des autres. Vous êtes certes payé(e) pour une mission mais attention à ne pas vous identifier à votre employeur ou à votre entreprise. Le travail, ce n’est pas toute votre vie !

Alors quelques actions pour gérer, évacuer la charge mentale et la double contrainte professionnelle (rapidité, résultats, performance) et personnelle (travail bien fait, qualité du geste et du raisonnement, sens) et enfin pacifiez vos relations plus naturellement.

– Évaluez vos contraintes psycho-sociales de votre environnement
– Évaluez vos ressorts, vos forces, vos traits de personnalité
– Évaluez vos exigences pour tenter de prendre du recul et d’assouplir vos schémas, vos croyances
– Anticipez votre organisation, votre temps de travail et les espaces de récupération, afin de réguler au mieux les activités

 

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