En finir avec la peur des relations toxiques et des autres

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Combien de mes clients abordent les relations toxiques et ce qu’ils en subissent. Deux situations se retrouvent, soit vous ne vous apercevez pas tout de suite que telle ou telle relation est toxique et vous vous faites piégé(e). Soit vous la détectez et vous ne savez pas comment la gérer.

Pour moi la peur de la réaction des autres concernent aussi le fait que l’autre a un pouvoir sur vous.

 

J’entends régulièrement :

– Je n’ose pas dire non car j’ai peur qu’il ou elle se mette en colère
– Je sens la colère monter en moi mais je ne dis rien et je subis
– Je n’ose pas car personne n’ose ou ça toujours été comme cela

 

Ce qu’il faut que vous sachiez c’est que la première action pour gérer les relations toxiques, c’est vous qui devez la prendre, c’est-à-dire poser votre limite. Oui je sais pas si simple, en même temps que vous l’ayez repéré ou non, c’est pourtant ce qui est préconisé. L’autre ne le fera pas. Et pourquoi il le ferait ? Personne ne remet en question ou ne met de limites à son comportement, c’est tout bénef !

 

Alors voici ce que je vous conseille pour maîtriser les relations toxiques :
Si vous l’avez détectée ou que vous avez une ou un collègue ou collaborateur qui est dans ce registre là, vous devez réfléchir à ce que vous voulez exprimer, ce que vous voulez poser comme limite. Comment voulez-vous vous affirmer. Quelle demande allez-vous formuler, indiquer. Et oui, un travail sur soi est incontournable : une pour réaliser que ce qui se passe n’est pas négociable, n’est pas possible. A comment allez-vous vous y prendre ?

 

Et deux pour pour prendre votre place et éloigner les relations toxiques. Car votre interlocuteur va avoir des réparties du genre : « tu n’es pas sympa, pas solidaire ou tu es susceptible on ne peut rien te dire ou c’était pour rire » Si c’est le cas, STOP, cela doit être vos points de référence, de vigilance. Donc prenez le temps de peaufiner vos réponses, d’identifier pourquoi cela se passe comme ça. Êtes-vous trop gentil(le) ? Pourquoi avez-vous peur ? Cela vous rappelle quelqu’un ? Si vous voulez vous affranchir de cette croyance, il est nécessaire de l’identifier et de la traiter.

 

Imaginez si on vous marchait sur le pied en continu, vous ne diriez rien ? Comme vous fermez votre porte le soir pour poser la limite entre le dehors et le dedans, et bien là c’est pareil. Surtout, face à des personnes qui explosent ou se mettent en colère, des moyens et recours réglementaires sont possibles.

 

Si vous vous sentez piégé(e), là aussi un travail de réflexion est à mener. Comment vais-je formuler le STOP, reprendre la main et surtout quelle part de moi attire ce genre d’individu ? Lorsque vous trouvez votre réponse, nommez, écrivez et voyez comment la travailler. Une cliente m’a dit dernièrement : Tous les vendredis je déjeune au self de l’entreprise car les autres jours de la semaine je ne peux pas. Lorsque l’on me sollicite dans mon bureau, si je ne suis pas disponible ou si je n’ai pas la réponse à la question, je diffère. Mais quand je suis en train de déjeuner et que l’on vient me solliciter, je n’arrive pas à me positionner. Je sens la colère monter en moi, je ne dis rien et je subis. Je veux que cela change.

 

Ensemble nous avons cherché les hypothèses (la seconde était la bonne) : est-ce le fait qu’elle est en pause et que certains de ses collaborateurs travaillent (et surtout celui qui la dérange presque tous les vendredis midis), elle culpabilise ? Elle me répond que ce n’est pas ça. Est-ce le fait qu’elle pense que dans son bureau c’est normal, approprié mais qu’au self ça ne l’est plus. Qu’elle dans ses valeurs (son monde), elle ne le ferait pas ou cela ne se fait pas. Yes ! C’est ça.

 

Je lui ai expliqué deux choses : la première nous avons tous nos valeurs, notre carte du monde et les codes diffèrent des uns, des autres. C’est une illusion de penser que les autres ont les mêmes ou vont comprendre spontanément ses codes. La seconde est que la colère exprime (comme toutes émotions) un besoin non satisfait : le besoin de respect, de sécurité ou/et de reconnaissance. Et là aussi cela lui parle, fait résonance. Sa demande a été de travailler à la gestion et à l’expression de ses émotions. Elle est bien décidée à mettre à plat ce qu’elle souhaite exprimer pour poser une limite de manière juste et sereine.

 

Quand je parle de la peur au ventre, cette sensation ne doit pas vous être inconnue. Souvent il s’agit d’une peur d’enfant, une peur que vous avez déjà croisée pendant l’enfance. C’est intéressant, sans parler de psychologie, de mettre en mot pour vous et vous rassurer. La peur signifie que vous perdez du pouvoir sur votre action, le corps ressent et vous parle. Quels messages avez-vous besoin d’entendre pour que cette peur ne prenne plus de place en vous ? La place, c’est la vôtre.

 

Alors si vous aussi vous voulez vous positionner, ne plus subir, avoir la peur au ventre et dire non sereinement, contactez-moi pour une séance découverte.